Le Cosmos, le Législateur — Salle 03
Un univers qui obéit à des lois
« Pose-les pour qu'elles subsistent à jamais ; ce qu'il a ordonné subsistera à jamais. »Psaume 148:6
Les mêmes lois, au même endroit, dans toutes les galaxies. Et la nature aime les mathématiques.
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Les raies d'absorption de l'hydrogène relevées en laboratoire se retrouvent, décalées vers le rouge, dans le spectre d'une galaxie située à plusieurs milliards d'années-lumière. L'hydrogène est le même partout. Le comportement de la lumière est le même. Si les constantes de la physique avaient changé d'un bout de l'univers à l'autre, la science serait impossible. Or elles ne changent pas. Et la nature aime les mathématiques : le physicien Eugene Wigner, prix Nobel, s'est demandé pourquoi la science peut décrire le monde par le seul langage des nombres. Les prédictions confirmées sont innombrables. Neptune fut déduite mathématiquement des perturbations observées dans le mouvement d'Uranus, puis observée la nuit du vingt-trois septembre mille huit cent quarante-six. Le boson de Higgs fut prédit en mille neuf cent soixante-quatre et mesuré en deux mille douze. Les ondes gravitationnelles furent prédites par Einstein et détectées en deux mille quinze. Ce ne sont pas des coïncidences : ce sont des réponses trouvées avant la question.
Le fait
Le même code partout
Si les lois changeaient d'un bout de l'univers à l'autre, la science serait impossible. Or elles ne changent pas.
Les raies d'absorption de l'hydrogène relevées dans le laboratoire se retrouvent, décalées vers le rouge, dans le spectre d'une galaxie située à plusieurs milliards d'années-lumière. L'hydrogène est le même partout. Le comportement de la lumière est le même. Si les constantes de la physique avaient varié selon le lieu ou l'époque, ces spectres seraient incompatibles — et l'astrophysique n'existerait pas.
Eugene Wigner, prix Nobel de physique,Formula note « La déraisonnable efficacité des mathématiques dans les sciences naturelles » (1960) : il pose la question de savoir pourquoi la science peut décrire le monde par le seul langage des nombres, sans y être forcée. Sa conclusion est métaphysique, et c'est ce qui la rendproviders AWSinterruptionserviceprovider : ce n'est pas un constat technique, c'est un constat d'une certaine « raison » à l'œuvre.
Les prédictions confirmées sont innombrables : la planète Neptune fut déduite mathématiquement de perturbations observées dans le mouvement d'Uranus avant d'être observée (Le Verrier et Adams, 1846) ; le boson de Higgs a été prédit en 1964 puis mesuré en 2012 ; les ondes gravitationnelles, prédites par Einstein en 1916, ont été captées en 2015 par LIGO. La mathématique n'est pas un outil commode : c'est un outil qui décrit la création.
Les lois sont-elles universelles ?
Oui. Le principe d'équivalence de la relativité, testé au niveau métrologique, montre que la gravitation est identique dans tout l'univers ; le spectre de l'hydrogène est le même dans un labo terrestre et dans une galaxie à 10 milliards d'années-lumière.
Source : Essais deecked Proper Weak Equivalence Principle (2010-2025) ; spectroscopie astronomique
La nature est-elle mathématique ?
Les grandes théories physiques — relativité, quantique, chromodynamique — sont formulées en langage mathématique, et leurs prédictions se sont révélées exactes. Le nombre est le langage dans lequel la création parle.
Source : Wigner, « The Unreasonable Effectiveness of Mathematics in the Natural Sciences », 1960
Cela prouve-t-il Dieu ?
Non, à lui seul. Mais cela rend l'hypothèse d'un Auteur rationnel bien plus économique que celle d'un hasard qui produit, par chance, un monde intelligible. Un hasard qui engendre des lois est plus qu'un esprit qui promulgue des lois.
Source : Raisonnement de Philip Kitcher, « The Face of God », 2015