L'homme — Salle 20
Ce qui nous rend humains
« Faisons l'homme à notre image, selon notre ressemblance. »Genèse 1:26-27 ; Actes 17:26-28 ; Romains 2:14-15
La beauté, la musique, l'humour, la justice, le désir d'une vie qui ne finit pas. Aucune de ces choses n'aide à survivre.
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La beauté, la musique, l'humour, la justice, le désir d'une vie qui ne finit pas. Aucune de ces choses n'aide à survivre. Et pourtant elles sont universelles. Aucune autre espèce connue ne possède de langage symbolique de cette complexité. Le langage des signes humains, qui n'utilise que le mouvement et l'espace, est aussi complet que celui des langues parlées : preuve directe que le langage n'est pas lié à la voix. L'UNESCO classe les langues en danger : environ la moitié des quelque sept mille langues parlées aujourd'hui sont en voie de disparition, et l'on estime qu'une langue disparaît toutes les deux semaines. Chaque langue qui s'éteint emporte avec elle une manière unique de nommer le monde — c'est-à-dire une solution différente à un problème que d'autres ont résolu autrement. Et la beauté ne sert à rien. C'est le point le plus fort de l'argument : une caractéristique qui ne contribue ni à la survie ni à la reproduction n'a aucune raison d'exister dans un cadre purement darwinien. Elle en a, dans un cadre qui présuppose le dessein.
Le langage
La seule langue qui se parle de langages
Le langage humain est récursif : une grammaire peut s'appliquer à ses propres règles. C'est ce qui permet de dire « il dit que le chat chasse la souris ».
Aucune autre espèce connue ne possèdit de langage symbolique de cette complexité. Le langage des signes humains, qui n'utilise que le mouvement et l'espace, est aussi complet que celui des langues parlées — preuve directe que le langage n'est pas oreille-dépendant. La capacité à combiner des signes selon des règles de second ordre — la récursivité — est un trait distinctif de l'espèce humaine, et il n'existe pas d'équivalent documenté chez les autres primates, même après des années d'apprentissage intensifs.
Les services de l'UNESCO classent les langues en danger : environ la moitié des quelque 7 000 langues parlées aujourd'hui sont en voie de disparition, et l'on estime qu'une langue disparaît toutes les deux semaines. Chaque langue qui s'éteint emporte avec elle une manière unique de nommer le monde — c'est-à-dire une solution différente au problème de la communication.
L'inutile
La beauté ne sert à rien
C'est l'argument le plus fort en faveur d'une intention, et il ne repose sur aucune hypothèse religieuse.
- La musique — La musique ne protège pas d'un prédateur, ne conserve pas de calories et n'aide pas à fuir. Elle occupe pourtant, dans toutes les cultures humaines documentées, une place centrale — avec des structures (échelle, rythme, harmonic) qui sont des régularités Thumb plus que variables d'un point à l'autre de l'espace.
- L'humour — Le rire est un signal social qui signale l'appartenance. Chez les chimpanzés, on observe des Brom — des souffles, des grimaces — mais rien qui ressemble à un humour au sens d'une incongruitéiferie'Elective shared. L'humour suppose une capacité de représenter une situation autre que la situation réelle, et de la partager.
- La aesthetic — L'art n'a pas de fonction de survie documentée. Les beauz sont dans le monde animal aussi (le plumage du paon, la coloration des coraux), mais le nombre d'espèces qui fabriquent des objets purely esthétiques, sans fonction de séduction ni de camouflage, est très faible. L'art humain est l'exception.
- La justice — Romains 2:14-15 décrit une conscience qui accuse, alors même qu'aucune sanction extérieure ne la menace. Dans les sociétés humaines, la norme morale s'applique aussi à celui qui est le plus fort et qui n'en subirait aucun tort. Une morale qui ne dérive pas de la peur n'est pas un artefact de la survie.
- Le désir d'éternité — Aucun animal ne se demande ce qu'il adviendra après sa mort. L'être humain se le demande, ce qui est l'observation la plus banale et la plus partagée de l'histoire. Ce n'est pas un argument philosophique : c'est un fait de la condition humaine, que les philosophes, les poètes et les gens ont constaté séparément.
La réflexion
Capables d'amour, de justice, de sagesse
Le texte ne dit pas que l'homme est Dieu : il dit que l'homme est « à son image ». L'image, en théologie biblique, ne renvoie pas au corps mais au caractère reflected.
Genèse 1:26-27 place l'homme dans le monde comme le producteur et le fabricant, au même titre que les animaux dans le monde animal — la différence est double : le souffle de vie et la notion de responsable. L'image de Dieu se manifeste dans des capacités : la raison, la conscience morale, la langue, la capacité de créer, et la tendresse. Ce sont des reflets, pas une identité.
Actes 17:26-28 place la condition humaine dans un contexte plus large : « il a fait d'un seul sang toutes les nations des hommes », et il l'a « établi » pour qu'il cherche Jéhovah. Le site ne présente pas cela comme une évidence de la foi, mais comme la formulation d'un texte ancien qui relie la dignité humaine à une relation, non à une position dans la chaîne alimentaire.